Hello à tous, bénéloves et lecteurs !

Après quelques temps de pause sur le blog, les éveillés reviennent de plus belle et sont ravis d’être de retour pour vous faire partager des tas de surprises à venir…
Au programme : nous prévoyons de publier tous les fin de mois de nouveaux articles sur différentes thématiques et sujets inspirants autour du bonheur et du bien-être, de prochains événements publics ou privés, des portraits (artistes, auteurs ou autres), des ateliers et bien d’autres choses encore !

Et pour commencer ce retour, un petit rappel de notre sujet principal “le bonheur” ! ^^

QU’EST-CE-QUE LE BONHEUR ?

L’idée fait rêver tout le monde. Mais que sait-on vraiment du bonheur ? Sur quoi se fonde-t-il ? Voici quelques explications qui vous parleront (ou non)…
Ces dernières années, d’innombrables travaux ont été menés dans les départements de « psychologie positive » aux Etats-Unis, mais aussi en sociologie, en neurosciences, en génétique ou en économie.
De nombreux experts tentent de décrypter, de quantifier, de qualifier notre bonheur… et les résultats de leurs recherches bousculent nos idées reçues.


Premier constat : le bonheur existe !

Mais le bonheur n’est pas victime de notre imagination, car pour nous, le bonheur se distingue du bien-être ou du plaisir, qui sont des ressentis physiques. Pour le concevoir, nous utilisons notre cerveau préfrontal, «
machine à anticiper » spécifique aux humains, siège de la pensée consciente mais aussi de l’imagination. Or celle-ci nous joue des tours. Comme nous ne disposons pas d’une mémoire d’ordinateur, elle retisse en
permanence les souvenirs sur lesquels nous nous basons pour penser notre bonheur, nous poussant à omettre des détails essentiels.

Le bonheur – tout au moins son idée – nous serait-il indispensable ? Oui, toutes ces illusions sont là pour notre bien, car le bonheur est vital pour notre espèce, donc, mais également pour
l’individu. « Les hommes veulent être heureux et le rester », écrivait Freud(5). Il est aussi une affaire de santé : quand on vit un moment heureux, la chimie du corps s’améliore, la tension et le rythme cardiaque
diminuent. A conditions de vie égales, les gens heureux vivent plus longtemps, ont un meilleur système immunitaire et plus de chances de bien se remettre après une opération.

Plus encore que la satisfaction qu’il apporte, sa première qualité est de nous stimuler. Si nous n’avions pas une vision du bonheur, que ferions nous ? Il sert d’étalon de mesure à nos désirs, à nos projets et à nos actes, même les plus inconscients. Une expérience comportementaliste primaire (réagir à l’aide d’une manette à des mots défilant sur un écran) a ainsi montré que nous tendions naturellement à attirer vers nous les mots qui évoquent le bonheur et à repousser les mots désagréables, et qu’il était très difficile de résister à cette tendance. Même pour de simples mots, notre soif de bonheur ne connaît pas de limites.
Et cette motivation paye. Selon une autre étude, les gens les plus motivés pour devenir autonomes, avoir de bonnes relations, s’accepter et progresser sont aussi les plus heureux.

 

Des sources génétiques

Notre aptitude au bonheur serait programmée dès notre naissance. La première preuve a été rapportée il y a dix ans par David Lykken, de l’université du Minnesota, aux Etats-Unis, qui s’est intéressé aux jumeaux
séparés à la naissance. D’après ses recherches, le niveau de bien-être ressenti face à l’existence reste similaire chez des vrais jumeaux, alors qu’ils ont été élevés dans des milieux différents.
Pour ce professeur de psychologie, cela ne signifie pas qu’il existerait un seul gène du bonheur, mais plutôt des prédispositions génétiques, certaines personnalités étant plus enclines que d’autres à vivre avec le
sourire.

Le bonheur, selon des spécialistes, c’est la capacité à être en harmonie avec soi-même. Tous peuvent être heureux, mais à leur façon, dès lors qu’ils créent les conditions en accord avec ce qu’ils sont.
Selon les recherches, il viendrait d’une « expérience optimale » : le bonheur se vivrait lorsque nous sommes concentrés et entièrement tournés vers la réalisation de tâches qui mobilisent toutes nos compétences. Mais cet épanouissement personnel ne saurait suffire s’il n’était nourri par des relations sociales, familiales et affectives denses, assurent tous les psychologues.
Ces conditions réunies, nous aurions toutes les raisons « d’aimer notre vie », ce qui, selon Ruut Veenhoven, sociologue spécialiste du bonheur à l’université de Rotterdam, est le trait commun aux gens heureux.

 

Source : Psychologies.com